Déc 11

Brahim MESTIRI LA PENSEE POLITIQUE ET SOCIALE DU PRESIDENT HABIB BOURGUIBA

 

L’analyse du nationalisme, du libéralisme et du socialisme de Bourguiba révèle donc des éléments qui, à des titres divers, se rapportent à un idéal démocratique, surtout si l’on entend par celui-ci  une certaine conception de la justice sociale et de la liberté favorisant l’égalité des chances et l’accès aux plus hautes responsabilités sociales. Mais il faut d’abord en préciser le sens et en dégager la définition avant d’en examiner le contenu dans la pensée du Président Bourguiba.

…Pour ma part,dit-il,ayant lutté pour la liberté de mon peuple et exerçant le pouvoir depuis dix-sept ans ,je peux dire ceci : la démocratie est le stade suprême de l’évolution d’une societé.Elle n’est pas le donnée au départ mais vient tout naturellement lorsque les conditions qu’elle requiert sont réunies. Ces conditions sont, à mon sens : un Etat moderne qui fonctionne et qui soit respecté par la population ; une nation qui forma déjà un ensemble cohérent et solidaire ; un peuple qui atteint un niveau d’éducation et un standard de vie tels qu’ils puisse recevoir la démocratie, non comme un luxe dont on ne sait que faire, ou un jouet que l’on casse, mais comme un bien précieux, c’est-à-dire, un moyen d’action en même temps qu’un signe de maturité.

Voilà donc la conception de la démocratie et les principes qui inspirent l’action.

De la lutte de Bourguiba, il nous est avéré que le peuple est le souverain. A cet égard, Bourguiba se rattache à la vulgate démocratique ; mais c’est une démocratie qui ne favorise pas la lutte des classes, mais la solidarité,l’union : l’ambition de Bourguiba, c’est d’être aimé par tout son peuple. Il ne repousse personne. Il a institué l’union du peuple tunisien en y appelant tout le monde à l’établissement du Néo-Destour ; aucune entrave ne s’est dressé devant quiconque désirant s’y adhérer.

Nov 24

Commandant Ezzeddine Kacem, Expert maritime international

Paroles d’expert illustrant parfaitement la maxime de Flaubert qui disait : « Le mot ne manque jamais quand on possède l’idée ». Ces paroles sont celles du Commandant Ezzeddine Kacem, Expert maritime international, Vice-Président de la Fédération internationale des Experts Maritimes, arbitre international à la Chambre Arbitrale Maritime de Paris et Membre du Conseil scientifique du Centre de conciliation et d’Arbitrage de Tunis : « Que la Tunisie s’efforce, prioritairement, dans les quelques années qui viennent à passer d’une Economie bleue circonscrite par le sous-développement à une Economie bleue créatrice de richesses, d’emplois et génératrice de croissance et de prospérité.

La Revue de l’Entreprise :

Comment le Commandant Ezzeddine Kacem perçoit-il le Port de Sousse ?

Cdt. Ezzeddine Kacem :

Le Port de Sousse a plus de 130 ans d’existence puisqu’il fut créé en 1885. Il a été restauré pour la 1ère et 2ème fois respectivement en 1925 et 1996. Des travaux de réhabilitation se sont imposés en 2014 et 2015.

A l’origine, cette infrastructure de base est un Port polyvalent de cargaisons diverses : importation de bois et d’acier et exportation d’huile d’olive à partir des citernes sous-terraines sous les postes à quai 2 et 3 de la rive Nord. Il comprend 7 postes à quai sur les rives Nord et Sud ; et on peut affirmer qu’il n’est pas structuré pour le débarquement des conteneurs parce que ce type d’activité ainsi que les Zones d’Activité Logistiques nécessitent un autre mode de gestion. C’est d’ailleurs le problème auquel sont confrontés tous les Ports tunisiens. Ces derniers étaient édifiés loin des villes ; avec le développement démographique et l’expansion urbanistique, au fil des ans, ils se trouvent aujourd’hui enclavés. Rappelons-nous que le commerce extérieur tunisien passe à 98% par voie maritime.

Si nous n’arrivons pas à mettre à niveau nos ports nous serons non seulement accablés ; mais aussi à la traîne par rapport à nos compétiteurs ceux de la rive Sud de la Méditerranée et même par rapport aux pays de la Côte Ouest de l’Afrique.

On s’efforce parfois à montrer qu’en cas d’absence de solutions rapides et durables faisant du Port en eau profonde d’Enfidha une réalité, il serait nécessaire de restructurer et de désenclaver nos ports disponibles dont celui de Sousse.

Face au problème de congestion dont souffre durablement le Port de Radès, l’OMMP a voulu le soulager en transférant une partie du trafic conteneurisé vers les Ports de Sfax et de Sousse et, à niveau moindre, vers le Port de Bizerte. C’était le provisoire qui durait. Conséquence : le Port de Sousse est devenu aussi congestionné que celui de Radès pour deux raisons: l’inadaptation du Port de Sousse au trafic conteneurisé et l’absence d’activités logistiques pour bien gérer les conteneurs. Ces derniers sont placés à cinq niveaux, l’un sur l’autre. Avoir plusieurs dizaines de tonnes sur une dizaine de m2 provoque, inéluctablement, la détérioration des terre-pleins. Cela représente un coût redondant à chaque fois que cet espace portuaire se détériore.

La Revue de l’Entreprise :

Dans le trafic maritime, la part de la conteneurisation ne cesse d’augmenter. Le Port de Sousse est-il habilité à recevoir des porte-conteneurs ?

Cdt. Ezzeddine Kacem :

Nous devons savoir que le port de Sousse est vaseux. A cet envasement s’ajoute le déferlement de déchets sur le rivage lors de l’embarquement et du débarquement des cargaisons en vrac. Le tirant d’eau diminue ne dépassant pas les 8m.

A moins de 10m, un porte-conteneurs de cinq cents ou mille conteneurs n’aura pas la possibilité d’accoster. D’où la nécessité de draguer les quais de la rive Sud pour recevoir des navires de grand et moyen tonnage, réaliser le projet d’extension jusqu’à la zone industrielle Sidi Abdelhamid et profiter d’une ZAL capable d’abriter de 5000 à 6000 conteneurs.

Des travaux s’opèrent dans une optique de redéploiement : l’aménagement de la route express vers la rive Sud, l’aménagement des terre-pleins de cette dernière et le renforcement du quai N°7 de cette rive.

Cependant, il est regrettable de constater que les deux quais salines sont encore occupés depuis quatre ans par deux navires turcs saisis par les autorités portuaires. Le sel produit par les salines de Sahline, à quelques kilomètres du port, est donc exporté à travers le port de Sfax: le prix d’une solution de facilité qui dure dans un climat d’irresponsabilité.

La Revue de l’Entreprise :

Que pensez-vous de la reconversion de la rive Nord en une gare maritime pour les croisiéristes ?

Cdt. Ezzeddine Kacem :

C’est un grand projet qui va épauler le port de la Goulette, une opportunité formidable pour la ville de Sousse et plus particulièrement les commerçants de la Médina et les sites archéologiques et historiques de Kairouan, Mahdia, El Jem.

Elles ont tout pour devenir les villes phares du tourisme de croisiéristes sur la rive Sud de la Méditerranée.

La Revue de l’Entreprise :

Un port est jugé en fonction de ses services. Que pensez-vous des services  portuaires ici au port de Sousse?

Cdt. Ezzeddine Kacem :

En règle générale, dès qu’un port tombe dans la congestion, ses services seront condamnés.

Pour décongestionner un port, il faut prendre les mesures nécessaires pour qu’il ne soit plus un port de stationnement, à l’instar de nos ports aujourd’hui. Ces derniers ne sont plus des ports d’acheminement en l’absence non seulement de la rapidité et de la fluidité des opérations de manutention portuaire ; mais aussi à cause de cette défaillance flagrante qu’est l’inexistence d’un Système « Supply Chain Management ». Si l’on ne dispose pas de Zones d’Activités Logistiques, on ne pourra plus parler de gestion des flux ni de développement des performances portuaires.

Le prix dérisoire du stationnement d’un conteneur: 2 dinars à l’état vide et 4 dinars étant chargé, incite les importateurs à garder leurs conteneurs au port. Il faut donc revoir à la hausse cette tarification d’une part, et passer à la modernisation du Système de Manutention en appliquant le « Terminal Operation System », TOS, et le « Smart Gate » pour le repérage des conteneurs et leur gestion robotisée. C’est grâce à ces Systèmes que le chargement ou déchargement d’un navire dans les ports asiatiques dure 24 heures. Cette opération dure 5 jours en moyenne dans les ports méditerranéens, 8 jours à Tanger Med et de 20 jours à 4 mois dans les ports tunisiens.

Les conséquences sont néfastes : des navires en rade ; et, en corrélation, des pénalités nous sont affligées.

La Revue de l’Entreprise :

Peut-on affirmer que la Formation initiale et professionnelle est un formidable levier de la compétitivité et de la performance des métiers de la mer ?

Cdt. Ezzeddine Kacem :

Au-delà d’un levier, nous ne pouvons pas imaginer l’émergence même de ces métiers sans la Formation. Nous devons donc revenir avec force à la Formation dans les métiers de la mer. Il est de notre devoir de dispenser une Formation de qualité aux navigants, aux dockers, aux conducteurs de grues de manutention, aux juristes en droit maritime…

Il faut donc poursuivre les actions d’harmonisation de la Formation des gens de mer avec les exigences des conventions internationales en la matière, accroître la capacité de Formation et diversifier les filières pour répondre aux besoins du marché national et éventuellement régional et international…

Il serait également utile d’encourager les armateurs tunisiens à soutenir les efforts de l’Académie navale par la contribution à l’acquisition des équipements pédagogiques nécessaires comme les simulateurs, réaliser une Etude portant sur la création d’une Académie de Transport maritime qui regroupera les Formations dans les diverses disciplines du Transport maritime, en coordination avec les Etablissements publics et privés et de créer un Comité qui sera chargé de la veille technique dans le domaine de la formation maritime.

Sans la Formation, le Travail bien fait et la Discipline il serait impossible d’insérer nos activités maritimes dans les chaînes de valeur mondiales.

La Revue de l’Entreprise :

Faut-il, selon vous, faire renaître notre Flotte nationale

Cdt. Ezzeddine Kacem :

Dans les années 70, les années glorieuses, et 80, la Tunisie possédait une flotte composée de 42 navires de transport de marchandises. C’était une fierté. Aujourd’hui, malheureusement, nous exagérons si nous parlons d’une Flotte de commerce maritime tunisienne. Nous avons tout simplement deux armements : la CTN qui gère 6 navires dont 2 car-ferries (Carthage et Tanit) et 3 Ro-Ro (Ulysse, Salambo et Amilcar) en propriété et un Ro-Ro affrété à temps ; et la compagnie privée Métal Ship qui gère un navire-purpose.

Rappelons-nous que la Tunisie avec sa position au carrefour de la Méditerranée, et ses 1348km de côtes, fut depuis l’antiquité, un pays à vocation maritime ; la cité phénicienne et punique de Carthage, englobant deux ports combinés, le port de commerce et l’arsenal naval, fut désignée « d’Empire de la mer », compte tenu de la prééminence de son commerce maritime.

Si l’on veut faire renaître ce passé glorieux, il faudra obligatoirement faire participer les privés et aller directement vers la privatisation de tous les métiers de l’économie bleue, en initiant des interconnexions entre les entreprises tunisiennes et étrangères du domaine, des entreprises reconnues par leur crédibilité et leur efficience. Ces joint-ventures auront pour objectif de développer ensemble la Flotte maritime tunisienne en adéquation avec les besoins et les priorités de notre commerce extérieur.

En bout de chaîne, le financement des investissements dans ces domaines doit être facilité et les procédures juridiques concernant l’enregistrement des navires, révisées.

Ainsi, faut-il négocier avec tous les partenaires maritimes l’incorporation du pavillon tunisien sous le régime d’un pavillon de libre immatriculation. 63% de la flotte mondiale de la Marine marchande navigue sous ce régime en 2013. Il faudra également établir une coordination entre opérateurs du Transport maritime tunisiens et chargeurs de notre pays afin d’augmenter la participation de la flotte nationale au Transport maritime dont dépend notre commerce extérieur.

Il serait aussi nécessaire d’envisager la création d’une Chambre nationale d’Affrètement des navires au profit des sociétés importatrices et exportatrices et plus particulièrement les entreprises publiques comme l’Office des Céréales, l’OCT, le GCT, et l’ONH.

Toutes ces mesures incarnent une valeur sûre : « le dévouement à la patrie, la première des vertus, comme disait Napoléon 1er.

 

Mai 23

قهوة الأحد: معذرة نزار ، العرب لـم يموتوا بعد

نعيش اليوم أحلك الفترات في تاريخنا العربي بعد حمام الدم الذي فتحته ترسانة الحرب الإسرائيلية ضد الفلسطينيين العزل والذين توافدوا منذ أسابيع من اجل

تخطي الحدود وفرض حق العودة للشعب الفلسطيني . الشهداء بالعشرات والجرحى بالآلاف لكن هذا العنف الهمجي لآلة الحرب الإسرائيلية لم يمنع أبناء الشعب الفلسطيني من الصمود بصدورهم العارية لمواجهة الرصاص . وقد تزامنت هذه المجزرة مع الذكرى العشرين لوفاة شاعر العرب الأهم نزار قباني والذي غيبه الموت في 30 افريل 1998 في لندن وتم دفنه في دمشق حيث كانت جنازته مهيبة شارك فيها كل السوريين من كل الفئات الاجتماعية لشكر الشاعر وعرفانا له على مساهماته في إذكاء الوجدان والشعور العربي بصوره الشعرية البليغة والمؤثرة .

وكان نزار أحد رواد الحركة التجديدية في الشعر العربي منذ الخمسينات ولم يقتصر تمرد نزار الشعري فقط على القوالب الشعرية التقليدية بل تجاوزها إلى المضمون حيث طرح في قصائده عديد القضايا المسكوت عنها والممنوعة في التراث العربي والإسلامي كالجسد والحب والمرأة وحتى الجنس – هذا التمرد على السائد ورفضه وثورته على الأفكار المهيمنة في المجتمعات العربية وإن سببت الكثير من المشاكل لنزار قباني مع الأنظمة السياسية القائمة حتى الثورية منها فقد جعلته يحتل مكانة خاصة لا فقط عند النخب بل كذلك عند عامة الناس ليصبح أحد الشعراء الأكثر شعبية في البلدان العربية .

وقد ازدادت هذه الشعبية اثر اختيار عديد المطربين الكبار قصائد نزار قباني لأغانيهم ومن هؤلاء المطربين نذكر منهم الأغنيتين المشهورتين للعندليب الأسمر «رسالة من تحت الماء» و«قارئة الفنجان» والتي لحنهما محمد الموجي وأغنيتين لكوكب الشرق أم كلثوم «أصبح عندي الآن بندقية» و«رسالة عاجلة إليك « لحنهما محمد عبد الوهاب ولم يقتصر اللجوء إلى نصوص نزار قباني على عبد الحليم وأم كلثوم بل شمل كذلك نجاة الصغيرة والتي غنت له «ماذا أقول له» و«متى ستعرف كم أهواك» و«أيظن» و«أسالك الرحيل» من الحان محمد عبد الوهاب كذلك السيدة فيروز والتي غنت له من الحان عاصي الرحباني «وشاية» و«لا تسألوني ما اسمه حبيبي» ولن يقف اهتمام المطربين بنصوص نزار قباني عند الجيل القديم بل حتى الجيل الجديد سيجد في كلماته وأشعاره منبعا للإبداع والغناء – فغنت له ماجدة الرومي «بيروت ست الدنيا» و»كلمات» وسيدخل نزار قباني إلى أفئدة وقلوب شباب اليوم خاصة عن طريق المطرب كاظم الساهر الذي جعله أحد أهم ملهميه. فغنى له نصوصا صعبة المراس ليجعل منها من انجح الأغاني على الساحة الفنية العربية ومن ضمنها «زيديني عشقا» و«إني خيرتك فاختاري» و«مدرسة الحب» و«قولي احبك» و«صباحك سكر» و«يوميات رجل مهزوم» وغيرها من المقطوعات والأغاني الراقية والتي ساهمت في إنقاذ الذوق العام في العالم العربي في السنوات الفارطة أمام تصاعد الرداءة والتفاهة .

تزامنت هذه المجزرة الجديدة للجيش الصهيوني مع الذكرى العشرين لرحيل الشاعر نزار قباني. وهذا التزامن دفعني إلى الرجوع إلى أشعار ونصوص نزار قباني .

وبصفة خاصة السياسية منها والناقدة بعنف للوضع العربي .فنزار لم يكن شاعر الحب والعشق والنساء فقط بل كان كذلك شاعر اليأس والإحباط والهزيمة القاتلة التي نعيشها في الوطن العربي .

واهتمام نزار قباني السياسي وكتاباته الشعرية الملتزمة ستبدأ مع هزيمة 1967 والزلزال الذي أحدثته لا فقط في المجال السياسي العربي بل كذلك في الوجدان والمخيال العربي وستحدث هذه الهزيمة رجة في قلب الشاعر المرهفة لتنتج إحدى أهم النصوص الشعرية السياسية في الساحة العربية.وستنطلق هذه الملحمة الشعرية المنغمسة في القضايا السياسية بقصيدة «هوامش على دفتر النكسة» والتي صاغها مباشرة اثر هزيمة 1967. ثم ستتوالى القصائد والدواوين السياسية اذكر منها ديوان « أشعار خارجة عن القانون» الصادر سنة 1972 وديوان «قصائد مغضوب عليها» الصادر سنة 1986 وديوان «ثلاثية أطفال الحجارة» والتي خصصها لأطفال الحجارة أبطال الانتفاضة الأولى والصادر سنة 1988 ثم ديوان «السيرة الذاتية لسياف عربي» والذي قام فيه بنقد لاذع للأنظمة الاستبدادية العربية والذي صدر سنة 1988 ثم ديوان «تزوجتك أيتها الحرية» الصادر سنة في نفس السنة وديوان «الكبريت في يدي ودولاتكم من ورق» والصادر سنة 1989 والذي شكل في رأيي إحدى أجرأ وأشد الأشعار نقدا للوضع العربي .

وقد تسبب هذا المنحى السياسي في أعمال نزار قباني في الكثير من المنع وفي غلق كل وسائل الإعلام الرسمية أمامه – إلا أن هذا التوجه الملتزم سيمكن نزار قباني من حظوة واحترام كبيرين على المستوى الشعبي ليصبح إلى جانب شعراء المقاومة محمود درويش وسميح القاسم الأصوات التي عبرت عن الرفض القومي للاحتلال والاستبداد .

تذكرت إذن بمناسبة هذه المجزرة الجديدة للجيش الإسرائيلي للمواطنين الفلسطينيين العزل الشاعر الكبير نزار قباني وقصيدتيه السياسيتين الأقرب إلى وجداني وهي «هوامش على دفتر النكسة «التي كتبها اثر هزيمة 1967 وقصيدة «متى ستعلنون وفاة العرب» والتي كتبها في منتصف الثمانينات أمام العجز العربي لمساندة الانتفاضة الأولى .

أحببت هاتين القصيدتين لما فيهما من جمالية الصورية والشاعرية والأحاسيس إلى جانب روح التمرد والثورة على الواقع العربي الرديء.أعدت قراءة القصيدتين هذه الأيام لاكتشف إلى جانب الميزات التي أشرت إليها ميزة أخرى وهي قدرة الشاعر لا فقط على قراءة الواقع بل كذلك على استقراء المستقبل والتنبؤ بتجلياته وانكساراته كما آلامه وكأن الشاعر كتبهما لتوه .

وتبدأ قصيدة «متى يعلنون وفاة العرب» بأبيات في غاية الجمال والرقة عن العالم العربي الذي يحلم به ويرنو إليه فيقول :
«أحاول منذ الطفولة رسم بلاد
تسمى – مجازا – بلاد العرب
تسامحني إن كسرت زجاج القمر ..
وتشكرني إن كتبت قصيدة حب
وتسمح لي أن أمارس فعل الهوى
ككل العصافير فوق الشجر ..
أحاول رسم بلاد
تعلمني أن أكون على مستوى العشق دوما
فافرش تحتك صيفا عباءة حبي
وأعصر ثوبك عند هطول المطر ..»
إذن هذه هي البلاد التي يحلم بها الشاعر – بلاد يطيب فيها العيش ويحلو فيها العشق والحب . إلا أن هذا الحلم سرعان ما يتلاشى ويغيب أمام الواقع المفعم بالهزيمة والانكسارات – فلا يجد أمامه مجالا إلا لنعي هذا الحلم ليقول في قصيدة –هوامش على دفتر النكسة» :
«انعى لكم يا أصدقائي اللغة القديمة
والكتب القديمة
انعى لكم ..
كلامنا المثقوب كالأحذية القديمة ..
ومفردات العهر والهجاء والشتيمة
انعي لكم .. انعى لكم
نهاية الفكر الذي قاد إلى الهزيمة»
وقد اهتم نزار قباني بجانب هام من هذا الواقع العربي الرديء والهزائم المتتالية التي عرفتها الأنظمة العربية وبصفة خاصة الوطنية منها منذ 1967- وهذه الهزيمة أذنت لنهاية حلم الحرية الذي حملته الحركة الوطنية ليتحول إلى كابوس استبدادي وقمعي سيدفن معه أحلام الشباب وآمالهم – ولعل أول هذه الأحلام هو حلم تحرير فلسطيني والذي تحول إلى أمل كاذب وبعيد المنال – ويشير نزار قباني في «هوامش على دفتر النكسة» إلى أسباب هذه الهزائم ليقول :
« إذا خسرنا الحرب لا غرابة
لأننا ندخلها …
بكل ما يملك الشرقي من مواهب الخطابة
بالعنتريات التي ما قتلت ذبابة
لأننا ندخلها ..
بمنطق الطبلة والربابه»
والبارحة كاليوم لم تتغير الأحوال ليبقى العرب على عجزهم للتصدي لآلة الحرب الإسرائيلية أو على الأقل لدعم الشعب الفلسطيني – يتواصل العجز والانكسار ليتواصل معه مسلسل العنف والقتل بدون قيود . ويصلنا صوت نزار قباني من بعيد وكأنه معنا اليوم ويقول في قصيدة «متى يعلنون وفاة العرب»
«أنا منذ خمسين عاما
أراقب حال العرب
وهم يرعدون، ولا يمطرون ..
وهم يدخلون الحروب ولا يخرجون ..
وهم يعلكون جلود البلاغة علكا
ولا يهضمون ..»
وللخروج من هذا الواقع القاتل ومن هزائمنا المتتالية لا يرى الشاعر من حل سوى الانفتاح على العالم للخروج من الانغلاق والعزلة المقيتة فينادي في «هوامش على دفاتر النكسة» :
« خمسة آلاف سنة ..
ونحن في السراب
ذقوننا طويلة
نقودنا مجهولة
عيوننا مرافئ الذباب
يا أصدقائي :
جربوا أن تكسروا الأبواب
أن تغسلوا أفكاركم وتغسلوا الأثواب
يا أصدقائي :
جربوا أن تقرؤوا كتاب..
أن تكتبوا الحروف والرمان والأعناب
أن تبحروا إلى بلاد الثلج والضباب
فالناس يجهلونكم .. في خارج السرداب
الناس يحسبونكم نوعا من الذئاب»
لكن هذه الهزائم المتتالية والانكسارات لم تدفع نزار قباني إلى الإحباط بل حملت قصائده بعدا ثوريا والكثير من التمرد والحلم من اجل تغيير الواقع – فأنهى قصيدة «هوامش على دفتر النكسة» بكلمات تحمل هذا الأمل ليقول
«نريد جيلا غاضبا ..
نريد جيلا يفلح الأفاق
وينكش التاريخ من جذوره…
وينكش الفكر من الأعماق
نريد جيلا قادما
مختلف الملامح ..
لا يغفر الأخطاء .. لا يسامح ..
لا ينحني …
لا يعرف النفاق ..
نريد جيلا ..
رائدا ..
عملاق ..»

وكأن كلمات نزار قباني كان لها صدى لدى الشباب العربي فظهرت أجيال عديدة قاومت الاستبداد والاستعمار من الشباب المتمرد في نهاية الستينات إلى مناضلي الانترنت والثورات العربية ومناضلي العودة في كل الأراضي الفلسطينية هم مواصلة لهذه المسيرة الكفاحية لشعوبنا وجاؤوا لتأكيد وعلى خلاف ما كتبه نزار قباني انه من الصعب الإعلان عن وفاة العرب طالما هناك شباب يواصلون زرع بذرة التمرد والثورة والانتصار لقيم العدل والحرية والتحرر .

Mai 16

La république tunisienne : réflexion sur sa situation actuelle

La Tunisie a toujours été une exception. Même si l’exception ne confirme pas la règle, ce pays constitue une réelle lueur d’espoir aussi bien dans la région que dans le monde. Il a été autrefois la grande réserve de blé de l’empire Romain, après la chute de Carthage et sa reconstruction durant l’ère d’Auguste César, aujourd’hui il sert de “laboratoire” à certains pays de la communauté internationale pour savoir sous quelle configuration la démocratie pourrait être compatible avec les pays arabes et de quelle façon serait t’il possible de la propager dans la région.

Franklin Roosevelt disait: ” En politique, rien n’arrive par hasard. Chaque fois qu’un événement survient, on peut être certain qu’il avait été prévu pour se dérouler ainsi.”

Mais ce projet, synonyme d’espoir pour certains et de crainte pour d’autres, est malmené et mal géré sur tous les fronts au point qu’on s’interroge aujourd’hui si les événements du 14 janvier 2011 sont le fruit d’un simple concours de circonstance ou pas, si la théorie de Roosevelt est crédible ou une simple spéculation ou s’il ne s’agit tout simplement que d’un projet laissé à l’abandon. Contrairement à la stratégie américaine de 1947 dont George Marshall était à l’initiative et qui consistait à reconstruire et soutenir financièrement, par un programme de prêts, les institutions européenne pour qu’elles ne tombent pas dans le communisme, le projet tunisien est quelque part similaire, c’est le seul pays du printemps arabe qui a réussi son pari et les menaces qui pèsent contre lui et ses institutions sont très nombreuses, notamment les menaces terroristes de Daech qui cherche par dessus tout à faire basculer cette civilisation dans l’obscurantisme et le terrorisme en pervertissant sa population la plus démunie, en s’attaquant aux piliers de son économie et en essayant de l’isoler du reste du monde. Heureusement que ce pays est soutenu aujourd’hui, mais il lui faut plus de soutien, un soutien à la hauteur du plan Marshall. Si on avait estimé qu’il serait dangereux de laisser l’Europe dans l’état de l’après seconde guerre mondiale, n’est t’il pas dangereux de laisser un pays démocratique très menacé aux portes de l’Europe dans cette situation ?

Aujourd’hui, ce pays ne doit pas uniquement croiser les bras et attendre le prochain passage du père Noel, il doit aussi apprendre à compter sur lui même en mettant en place une vraie grande stratégie économique et non une simple recette de grand-mère, celui-ci doit se fixer comme objectif de devenir un jour la nouvelle Suisse de l’Afrique du Nord et pourquoi pas du grand occident et il a tous les bons ingrédients pour réussir et se hisser au rang des pays développés, toutefois son pire ennemi reste lui même et s’il souhaite sortir de cette situation économique désastreuse et ce cercle vicieux dans lequel il s’est retrouvé, des changements en interne, indispensables et inévitables, doivent se faire.

Le premier des changements et de loin le plus important à faire est de développer la mentalité d’une très grande partie de la population en éradiquant leurs mauvaises habitudes, c’est un travail qui doit se faire aussi bien sur le fond que sur la forme, c’est aussi un travail qui doit se faire sur le long terme et il faut y consacrer une très grande rigueur. Le meilleur exemple à suivre reste la Corée du Sud. Après la seconde guerre mondiale, la très grande majorité de la population sud-coréenne était analphabète et synonyme de mauvaises habitudes mais grâce au très bon travail de Park-CHung-hee, même si on peut critiquer certaines de ses méthodes notamment sa politique répressive, son pays a pu sortir du gouffre et c’est grâce à l’héritage qu’il avait laissé notamment la naturalisation des relations avec le Japon que la Corée du Sud est rentré au club des quatre dragons asiatiques. Au tout début, personne ne pouvait le prédire voire l’envisager.

Habib Bourguiba, fondateur et premier président de la république tunisienne moderne, lorsqu’il a tenu les rênes, il s’est retrouvé face à un énorme défi, celui-ci consistait avant tout à développer l’humain en tant que tel et il a fait un très grand effort en mettant plus d’un tiers du budget de l’état à la disposition de l’éducation nationale, en rompant avec le système tribal et en créant une véritable civilisation moderne, mais on se rend compte aujourd’hui qu’il est nécessaire d’affiner le résultat qu’il avait obtenu car on a remarqué que le peuple tunisien est très hétérogène, on a d’un côté des gens très bien éduqués, civilisés et cultivés et ce sont eux qui sont entrain de tirer la charrette, de l’autre côté de vrais voyous impolis et de mauvaise foi, il suffit de voir comment ils font la queue pour monter dans le bus le matin pour comprendre à qui on a affaire et malheureusement, ils ne représentent pas du tout un nombre négligeable.

Le second aspect à développer est la culture du travail, les choses doivent se faire par conviction et jamais par obligation, raison pour laquelle il faut ancrer cette bonne culture chez les jeunes depuis leur enfance. Le meilleur exemple à suivre est le pays du soleil-levant, la très grande majorité des japonais dans les industries considèrent leur travail comme un devoir et non comme une corvée et c’est cet état d’esprit qu’il faut mettre en place tout en le développant.

Le troisième aspect à prendre au sérieux et à ne jamais négliger quoi qu’il arrive, quoi qu’il advienne est la sécurité nationale. Comme dit l’ancien premier ministre du Royaume-Uni, David Cameron:” Ne me parlez plus jamais des droits de l’homme lorsque le sujet concerne la sécurité nationale”. Ceci ne veut pas dire qu’il faut commettre des atrocités au nom de la sécurité nationale mais de rester très rigoureux, très vigilent et très réactif et de ne rien tolérer de compromettant. Après les deux attaques terroristes qui ont eu lieu en Tunisie, ceux en Europe et dans le monde, on s’est rend compte que nous dépendons tous les uns des autres et qu’il faut travailler ensemble sur ces questions délicates, aujourd’hui les services secrets travaillent de plus en plus ensemble ce qui est formidable mais on remarque qu’il serait nécessaire voire indispensable de développer ensemble voire réformer nos méthodes pour qu’elles répondent au nouveau besoin. Des rumeurs crédibles peuvent malheureusement devenir vraies lorsqu’on y croit et la Tunisie doit continuer son effort sur le plan sécuritaire pour être irréprochable aussi bien devant les investisseurs étrangers que devant l’opinion publique étrangère étant donné que l’économie du pays dépend beaucoup du secteur touristique.

Le quatrième aspect est de ne pas dépendre que du tourisme et de l’agriculture. Comme dit Warren Buffet:” Il ne faut jamais dépendre que d’une seule source de revenue”. Raison pour laquelle il faut réussir à s’imposer dans d’autres industries et à les développer, sur ce point les investisseurs et partenaires européens et étrangers ont un rôle crucial à jouer mais aussi le gouvernement qui doit tout faire pour mettre à leur disposition toutes les conditions nécessaires et indispensables pour les attirer et les fidéliser. La confiance est comme un timbre, celui-ci ne se colle qu’une fois.

Enfin ce pays possède un grand potentiel et des atouts encore inexploités, celui-ci a surprit le monde entier après la révolution du jasmin, aujourd’hui il se retrouve dans la croisée des chemins et on se pose tous la question:

Pour quand le réveil ?

Habib Mlayah

Avr 17

Histoire d’un patriote exceptionnel: Ali Belahouane, le grand « leader de la jeunesse »

Fervent patriote, intègre et franc, Ali Belahouane était un brillant intellectuel, un orateur de talent et l’un des leaders les plus influents du mouvement national. Il restera à jamais l’un des plus prestigieux personnages de la Tunisie moderne.

Né le 13 Avril 1909 , à Tunis, Ali Belahouane eut une enfance studieuse et appris très jeune le Coran ainsi que les régles élémentaire de la langue arabe. Après de brillantes études primaires à l’école « kheireddine_pacha » et l’obtention , en 1924 de son certificat, il poursuivit ses études au collèges Sadiki.

A cette époque-là, le jeune Ali avait été témoin de plusieurs événement qui avaient participé de développer sa conscience national et patriotique, dont les manifestations contre l’érection à Bab B’har , en 1924 de la statue du cardinal de Lavigerie, l’état de siège imposé à l’occasion du procès du leader du syndicalisme tunisien M’hamed Ali El Hammi en 1925 , la réaction nationale contre la tenue, en 1930 du congrès eucharistique, et le procès du groupe de « La voix du Tunisien », en 1931.

En 1931, il rejoint les amphis de la Sorbonne, à Paris, pour y obtenir, en 1934, son agrégation en philosophie et lettres arabes. Entretemps Ali Belahouane avait soutenu les congrès organisé, en 1932 à Tunis par le Cheikh Ahmed Bayram, chef du rite hanafite, pour défendre la langue arabe contre ceux qui prétendaient qu’elle n’avait aucun avenir. Il avait aussi soutenu le grand réformiste et syndicaliste, Tahar Haddad, contre ses détracteurs.

Au cours de son séjour parisien, il prit part à la lutte contre le colonialisme au sein de l’Association l’Etoile de l’Afrique du Nord (Aean- Fondée en France en 1926) ou’ il se distinguera par la qualité de son enseignement et la perspicacité des débats qu’il suscitait auprès de ses élèves. Il s’y distinguera aussi par fougue patriotique et son art oratoire.

Sans hésiter , il rejoint les rangs du Néo_Destour ratissèrent le pays pour mobiliser le peuple.

Belhaouane s’illustrera deux fois au cours de ces événements.

D’abord en conduisant l’une des deux manifestations du 8, décidée par le Néo-Destour (une grève générale a été également décidée).

La seconde manifestation était conduite, elle, par le leader Mongi Slim.

Ensuite en provoquant indirectement un attroupement houleux à Bab B’net , à Tunis le 9, devant le Palais de justice , car convoqué à comparaître devant le juge d’instruction pour son rôle dans la mobilisation du peuple la veille. Lâchement, les forces de l’occupation ouvrirent le feu et ce fut le massacre.

Massacre qui coûta la vie à 21 martyrs , selon un bilan officiel, en plus des 150 blessés (près de 200 selon le Néo-Destour). Dix femmes seront arrêtées et se verront infliger des peines allant de 15 à 30 jours de prison. Cela à côté des milliers de leurs concitoyens à fort St-Nicolas, les leaders ne seront libérés qu’en décembre 1942.

Partout, il dérangeait

De retour en 1943 au pays, Ali Belahouane poursuivit son combat contre l’occupation en multipliant articles et conférences sans oublier les meetings populaires un peu partout dans le pays et participa activement , ainsi à reformer les rangs du parti.

Dans ses écrits et ses discours, Belahouane prônait le rationalisme, les idées réformistes des grands penseurs de l’Islam et insistait surtout sur le fait que les Tunisiens forment une nation, d’ou’ son livre-phare « Nahnou oummah » (Nous sommes une nation).

A l’issue du congrès du Néo-Destour , en octobre 1948, il sera élu membre du bureau politique du parti.

En 1951, et pour lui éviter une nouvelle arrestation, le parti le chargea d’aller défendre la cause tunisienne auprès des pays arabes. Il fit un premier séjour au Caire puis un second, en 1952 à Bagdad.

Au cours de ses deux séjours, il se distingua par son éloquence et par la pertinence de ses idées et de ses positions. Au Caire, il put prendre part aux activités du Bureau du Maghreb arabe, et à Bagdad il rédigea son fameux livre « Tounés Eththé’ira » (Tunisie, la révoltée).

Au cours du conflit ayant éclaté, en 1955, entre Ben Youssef et Bourguiba, à propos de l’autonomie interne et qui dégénéra en une quasi-guerre civile, il se range du côté de ce dernier en renforçant sa position lors du congrès du parti, tenu à Sfax en 1955 . Assises qui avaient décidé, entre autre, l’exclusion du leader Salah Ben Youssef qui était à l’époque secrétaire général du parti.

Elu constituant, Ali Belahoune y sera chargé de la fonction de rapporteur général de la rédaction de la Constitution, Ai Belahouane y sera chargé de la fonction de rapporteur général de la rédaction de la Constitution(elle sera promulguée le 1 er juin 1959).

Il y défendra avec acharnement l’abolition de la monarchie et fit partie de la commission qui a été chargée d’annoncer sa déposition le 25 juillet 1957 au bey Lamine 1 er. Encore sur le plan international, Ali Belahouane fit partie en 1956 de la délégation tunisienne ayant pris part aux travaux de l’Assemblée générale de l’ONU, à New-york. En 1957, il présida la délégation ayant pris part au congrès afro-asiatique , tenu au Caire , et prit part aux travaux de la fameuse conférence de Tanger (Maroc) pour le Maghreb arabe, en avril 1958.

Bealhouane pensait qu’il sera chargé du portefeuille de l’Education mais le président Bourguiba en avait voulu autrement. Ce qui laissa une amertume au fond du « leader de la jeunesse ». Il serra chargé à partir du 5 mai des fonctions de maire de Tunis.

Le 10 mai 1958, au matin et lors d’une réunion avec Bourguiba, ce dernier a été un peu dur avec lui et lui imposa le changement du secrétaire général de la mairies. Bealhouane ne se laissa pas faire. En quittant les lieux, il était plein de dépit et vers 15 heures il sera foudroyé par une crise cardiaque. Il sera inhumé le lendemain au Jellaz.

Foued Allani

La presse Magasine

Mar 28

Les noix: savoureuses et bénéfiques

Les fruits secs à coque, tels que les noisettes, les  noix et les pistaches, constituent des aliments de grandes vertus nutritionnelles.

Les noix, en particulier, sont considérées par les scientifiques comme étant des aliments anti-cancérigènes. Il suffit, pour la gent féminine, d’en consommer régulièrement pour atténuer, sensiblement, le risque d’avoir un cancer de sein ou du colon. D’ailleurs, selon une étude réalisée par l’Université Marshall en Virginie-Occidentale, manger 60 grammes de noix apporterait à l’organisme ce dont il a besoin en oméga 3, en phytostérols et en antioxydants, de quoi prévenir le cancer du sein sinon ralentir le développement des tumeurs cancéreuses. Chez la femme tout comme cher l’homme, grignoter des noix serait un geste préventif contre le cancer de la vessie. Les noix seraient, en effet, responsables le l’augmentation du taux de sélénium; un oligo-élément entravant le développement du cancer de la vessie. Les recherches montrent un faible taux de sélénium chez les personnes souffrant de cette maladie.

Un antidiabétique naturel

S’agissant de l’impact de la consommation fréquente des noix sur l’insulino-sensibilité, l’on estime qu’elle réduirait de 30 % le risque d’avoir un diabéte de type 2. Une étude de bien démontré l’effet salutaire des gras mono-saturés présents dans les noix sur la maitrise de l’insuline-sensibilité.

D’un autre coté, ces fruits secs sont reconnus comme les meilleurs alliés pour une bonne santé cardiovasculaire, et ce, en raison de leur teneur en phytostérols et en vitamine E.

Consommer des noix trois fois par semaines diminuerai, semble-t-il, de 55% le risque de décès suite à un malaise ou à une maladie cardiovasculaire.

D’un autre coté, et comme la plupart des fruits secs à coque, les noix s’alignent parmi les meilleurs antioxydant; une vertu qui permet d’éviter tout risque de carence en antioxydants et de lutter, ainsi, avec efficacité contre le stress oxydatif.

Effet diététique et autre, pro-fer-tilisant

Bien qu’elles soient caloriques, les noix agissent favorablement sur l’équilibre diététique et seraient recommandées dans les régimes alimentaires amincissants. C’est que les fibres et les protéines présentes dans ces fruits influent sur l’appétit et aident à atteindre plus facilement le sentiment de satiété. Pour ce qui est des vertus des noix sur la santé reproductive, les scientifiques considères que cet aliment serait un pro-fertilisant. En effet, grâce à sa teneur en oméga 3, il contribue à la production des hormones, ce qui hisserait sensiblement les chances de la grossesse et favoriserait même le développement du fœtus . Les noix sont aussi recommandées pour maintenir la bonne santé du cerveau. Autant introduire ces bons fruits dans l’alimentation quotidienne des adultes comme des enfants et contribuer, ainsi, non sans gourmandise, à la préservation de son bien-être et de son capital sanitaire.

La Presse Magasine

Mar 28

Adieu Si Mohamed !

L’ancien ministre tunisien Mohamed Sayah n’est plus. Il a gagné toutes ses batailles et perdu celle qu’il menait contre la maladie. Avec sa disparition se tourne une page de sa vie. Homme d’état aux convictions fortes , il ne vivait que pour la Tunisie. Formé à l’école sadikienne , il avait complété son « éducation » aux côtés de Bourguiba, dont il était un fervent et fidèle disciple. Élevé dans l’amour de la patrie, il a eu une influence positive sur le sort du pays . Il s’est toujours acquitté de sa tâche avec hauteur de vue et abnégation. Ceux qui l’ont connu se rappelleront sûrement sa patience et son ouverture d’esprit. La Tunisie perd un homme politique d’envergure et l’une de ses grandes figures historiques. Repose en paix Si Mohamed. Que Dieu te bénisse, t’accorde son infinie miséricorde et Dieu te bénisse, t’accorde son infinie miséricorde et t’accueille dans son paradis éternel.

Magasine « Jeune Afrique

Mar 21

Mohamed Sayah n’est plus 

Un grand militant s’en va

Un grand militant s’en va

La présidence de la République salue le haut sens patriotique et le militantisme sincère du défunt
Mohamed Sayah, ancien ministre de Bourguiba et l’une des figures les plus marquantes de la politique tunisienne, est décédé hier à l’âge de 85 ans.
Le défunt est né le 31 décembre 1933 à Bouhjar, dans le gouvernorat de Monastir.
Il entame sa carrière politique au Parti socialiste destourien (PSD) en devenant secrétaire général de la Jeunesse destourienne, puis directeur adjoint de l’administration centrale du parti. Il fut directeur du PSD de 1964 à 1969 et de 1973 à 1980.
Mohamed Sayeh occupa plusieurs postes ministériels de 1969 à 1987. Il a été, ainsi, ministre de l’Information (1969-1970), des Travaux publics (1971-1973), de la Jeunesse et des Sports (1973), ministre délégué auprès du Premier ministre (1973-1980), ministre de l’Habitat (1980-1983), de l’Equipement (1984-1987) et de l’Education (1987).
Il fut aussi ambassadeur de Tunisie en Italie, puis ambassadeur auprès de l’Office des Nations unies à Genève.
En 2013, Mohamed Sayah crée la Fondation Bourguiba, association dédiée à la personne et à l’œuvre du premier président de la République tunisienne.
De son côté, la présidence de la République a fait part, hier, du décès de Mohamed Sayah, homme politique et ancien ministre de Bourguiba.
La présidence de la République a salué le haut sens patriotique et le militantisme sincère du défunt, rappelant son inlassable dévouement pour la Tunisie et pour la défense de son invulnérabilité.
«Avec la disparition de Mohamed Sayah, la Tunisie perd un de ses valeureux enfants», lit-on dans un communiqué de la présidence de la République.
La présidence rend hommage à un homme qui a contribué à l’édification d’un Etat moderne. Toute sa vie durant, il a été l’un des plus fidèles collaborateurs du leader Habib Bourguiba et son historiographe, lit-on de même source.

La Presse Tunisie

Fév 19

La Fondation Ali Chaieb SCI Honore les lauréats du concours de Télécommunication

Jan 14

Bouraoui Ben Ali décoré de la médaille de l’aéronautique par la France

C’est entouré de sa famille et de ses amis, que le doyen des commandants de bord tunisiens, Bouraoui Ben Ali, a été décoré ce vendredi 12 janvier 2018, de la médaille française de l’Aéronautique, récompensant les mérites dans le domaine de l’aéronautique militaire et civil, dans les bureaux de l’ambassadeur de France à Tunis, Olivier Poivre d’Arvor.

 

Devenu premier pilote tunisien en 1949, Bouraoui Ben Ali deviendra instructeur avant d’intégrer la compagnie aérienne nationale, et de devenir ainsi le premier commandant de bord de Tunisair.

A la fin de sa carrière, comme l’a souligné l’ambassadeur de France, Olivier Poivre d’Arvor, Bouraoui Ben Ali a cumulé 13723 heures et 11 minutes de vol, il est également auteur du livre « Les ailes de l’homme », qui relate les premiers exploits de l’homme à la conquête du ciel.

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M.B.Z