Mai 16

La république tunisienne : réflexion sur sa situation actuelle

La Tunisie a toujours été une exception. Même si l’exception ne confirme pas la règle, ce pays constitue une réelle lueur d’espoir aussi bien dans la région que dans le monde. Il a été autrefois la grande réserve de blé de l’empire Romain, après la chute de Carthage et sa reconstruction durant l’ère d’Auguste César, aujourd’hui il sert de “laboratoire” à certains pays de la communauté internationale pour savoir sous quelle configuration la démocratie pourrait être compatible avec les pays arabes et de quelle façon serait t’il possible de la propager dans la région.

Franklin Roosevelt disait: ” En politique, rien n’arrive par hasard. Chaque fois qu’un événement survient, on peut être certain qu’il avait été prévu pour se dérouler ainsi.”

Mais ce projet, synonyme d’espoir pour certains et de crainte pour d’autres, est malmené et mal géré sur tous les fronts au point qu’on s’interroge aujourd’hui si les événements du 14 janvier 2011 sont le fruit d’un simple concours de circonstance ou pas, si la théorie de Roosevelt est crédible ou une simple spéculation ou s’il ne s’agit tout simplement que d’un projet laissé à l’abandon. Contrairement à la stratégie américaine de 1947 dont George Marshall était à l’initiative et qui consistait à reconstruire et soutenir financièrement, par un programme de prêts, les institutions européenne pour qu’elles ne tombent pas dans le communisme, le projet tunisien est quelque part similaire, c’est le seul pays du printemps arabe qui a réussi son pari et les menaces qui pèsent contre lui et ses institutions sont très nombreuses, notamment les menaces terroristes de Daech qui cherche par dessus tout à faire basculer cette civilisation dans l’obscurantisme et le terrorisme en pervertissant sa population la plus démunie, en s’attaquant aux piliers de son économie et en essayant de l’isoler du reste du monde. Heureusement que ce pays est soutenu aujourd’hui, mais il lui faut plus de soutien, un soutien à la hauteur du plan Marshall. Si on avait estimé qu’il serait dangereux de laisser l’Europe dans l’état de l’après seconde guerre mondiale, n’est t’il pas dangereux de laisser un pays démocratique très menacé aux portes de l’Europe dans cette situation ?

Aujourd’hui, ce pays ne doit pas uniquement croiser les bras et attendre le prochain passage du père Noel, il doit aussi apprendre à compter sur lui même en mettant en place une vraie grande stratégie économique et non une simple recette de grand-mère, celui-ci doit se fixer comme objectif de devenir un jour la nouvelle Suisse de l’Afrique du Nord et pourquoi pas du grand occident et il a tous les bons ingrédients pour réussir et se hisser au rang des pays développés, toutefois son pire ennemi reste lui même et s’il souhaite sortir de cette situation économique désastreuse et ce cercle vicieux dans lequel il s’est retrouvé, des changements en interne, indispensables et inévitables, doivent se faire.

Le premier des changements et de loin le plus important à faire est de développer la mentalité d’une très grande partie de la population en éradiquant leurs mauvaises habitudes, c’est un travail qui doit se faire aussi bien sur le fond que sur la forme, c’est aussi un travail qui doit se faire sur le long terme et il faut y consacrer une très grande rigueur. Le meilleur exemple à suivre reste la Corée du Sud. Après la seconde guerre mondiale, la très grande majorité de la population sud-coréenne était analphabète et synonyme de mauvaises habitudes mais grâce au très bon travail de Park-CHung-hee, même si on peut critiquer certaines de ses méthodes notamment sa politique répressive, son pays a pu sortir du gouffre et c’est grâce à l’héritage qu’il avait laissé notamment la naturalisation des relations avec le Japon que la Corée du Sud est rentré au club des quatre dragons asiatiques. Au tout début, personne ne pouvait le prédire voire l’envisager.

Habib Bourguiba, fondateur et premier président de la république tunisienne moderne, lorsqu’il a tenu les rênes, il s’est retrouvé face à un énorme défi, celui-ci consistait avant tout à développer l’humain en tant que tel et il a fait un très grand effort en mettant plus d’un tiers du budget de l’état à la disposition de l’éducation nationale, en rompant avec le système tribal et en créant une véritable civilisation moderne, mais on se rend compte aujourd’hui qu’il est nécessaire d’affiner le résultat qu’il avait obtenu car on a remarqué que le peuple tunisien est très hétérogène, on a d’un côté des gens très bien éduqués, civilisés et cultivés et ce sont eux qui sont entrain de tirer la charrette, de l’autre côté de vrais voyous impolis et de mauvaise foi, il suffit de voir comment ils font la queue pour monter dans le bus le matin pour comprendre à qui on a affaire et malheureusement, ils ne représentent pas du tout un nombre négligeable.

Le second aspect à développer est la culture du travail, les choses doivent se faire par conviction et jamais par obligation, raison pour laquelle il faut ancrer cette bonne culture chez les jeunes depuis leur enfance. Le meilleur exemple à suivre est le pays du soleil-levant, la très grande majorité des japonais dans les industries considèrent leur travail comme un devoir et non comme une corvée et c’est cet état d’esprit qu’il faut mettre en place tout en le développant.

Le troisième aspect à prendre au sérieux et à ne jamais négliger quoi qu’il arrive, quoi qu’il advienne est la sécurité nationale. Comme dit l’ancien premier ministre du Royaume-Uni, David Cameron:” Ne me parlez plus jamais des droits de l’homme lorsque le sujet concerne la sécurité nationale”. Ceci ne veut pas dire qu’il faut commettre des atrocités au nom de la sécurité nationale mais de rester très rigoureux, très vigilent et très réactif et de ne rien tolérer de compromettant. Après les deux attaques terroristes qui ont eu lieu en Tunisie, ceux en Europe et dans le monde, on s’est rend compte que nous dépendons tous les uns des autres et qu’il faut travailler ensemble sur ces questions délicates, aujourd’hui les services secrets travaillent de plus en plus ensemble ce qui est formidable mais on remarque qu’il serait nécessaire voire indispensable de développer ensemble voire réformer nos méthodes pour qu’elles répondent au nouveau besoin. Des rumeurs crédibles peuvent malheureusement devenir vraies lorsqu’on y croit et la Tunisie doit continuer son effort sur le plan sécuritaire pour être irréprochable aussi bien devant les investisseurs étrangers que devant l’opinion publique étrangère étant donné que l’économie du pays dépend beaucoup du secteur touristique.

Le quatrième aspect est de ne pas dépendre que du tourisme et de l’agriculture. Comme dit Warren Buffet:” Il ne faut jamais dépendre que d’une seule source de revenue”. Raison pour laquelle il faut réussir à s’imposer dans d’autres industries et à les développer, sur ce point les investisseurs et partenaires européens et étrangers ont un rôle crucial à jouer mais aussi le gouvernement qui doit tout faire pour mettre à leur disposition toutes les conditions nécessaires et indispensables pour les attirer et les fidéliser. La confiance est comme un timbre, celui-ci ne se colle qu’une fois.

Enfin ce pays possède un grand potentiel et des atouts encore inexploités, celui-ci a surprit le monde entier après la révolution du jasmin, aujourd’hui il se retrouve dans la croisée des chemins et on se pose tous la question:

Pour quand le réveil ?

Habib Mlayah

Avr 17

Histoire d’un patriote exceptionnel: Ali Belahouane, le grand « leader de la jeunesse »

Fervent patriote, intègre et franc, Ali Belahouane était un brillant intellectuel, un orateur de talent et l’un des leaders les plus influents du mouvement national. Il restera à jamais l’un des plus prestigieux personnages de la Tunisie moderne.

Né le 13 Avril 1909 , à Tunis, Ali Belahouane eut une enfance studieuse et appris très jeune le Coran ainsi que les régles élémentaire de la langue arabe. Après de brillantes études primaires à l’école « kheireddine_pacha » et l’obtention , en 1924 de son certificat, il poursuivit ses études au collèges Sadiki.

A cette époque-là, le jeune Ali avait été témoin de plusieurs événement qui avaient participé de développer sa conscience national et patriotique, dont les manifestations contre l’érection à Bab B’har , en 1924 de la statue du cardinal de Lavigerie, l’état de siège imposé à l’occasion du procès du leader du syndicalisme tunisien M’hamed Ali El Hammi en 1925 , la réaction nationale contre la tenue, en 1930 du congrès eucharistique, et le procès du groupe de « La voix du Tunisien », en 1931.

En 1931, il rejoint les amphis de la Sorbonne, à Paris, pour y obtenir, en 1934, son agrégation en philosophie et lettres arabes. Entretemps Ali Belahouane avait soutenu les congrès organisé, en 1932 à Tunis par le Cheikh Ahmed Bayram, chef du rite hanafite, pour défendre la langue arabe contre ceux qui prétendaient qu’elle n’avait aucun avenir. Il avait aussi soutenu le grand réformiste et syndicaliste, Tahar Haddad, contre ses détracteurs.

Au cours de son séjour parisien, il prit part à la lutte contre le colonialisme au sein de l’Association l’Etoile de l’Afrique du Nord (Aean- Fondée en France en 1926) ou’ il se distinguera par la qualité de son enseignement et la perspicacité des débats qu’il suscitait auprès de ses élèves. Il s’y distinguera aussi par fougue patriotique et son art oratoire.

Sans hésiter , il rejoint les rangs du Néo_Destour ratissèrent le pays pour mobiliser le peuple.

Belhaouane s’illustrera deux fois au cours de ces événements.

D’abord en conduisant l’une des deux manifestations du 8, décidée par le Néo-Destour (une grève générale a été également décidée).

La seconde manifestation était conduite, elle, par le leader Mongi Slim.

Ensuite en provoquant indirectement un attroupement houleux à Bab B’net , à Tunis le 9, devant le Palais de justice , car convoqué à comparaître devant le juge d’instruction pour son rôle dans la mobilisation du peuple la veille. Lâchement, les forces de l’occupation ouvrirent le feu et ce fut le massacre.

Massacre qui coûta la vie à 21 martyrs , selon un bilan officiel, en plus des 150 blessés (près de 200 selon le Néo-Destour). Dix femmes seront arrêtées et se verront infliger des peines allant de 15 à 30 jours de prison. Cela à côté des milliers de leurs concitoyens à fort St-Nicolas, les leaders ne seront libérés qu’en décembre 1942.

Partout, il dérangeait

De retour en 1943 au pays, Ali Belahouane poursuivit son combat contre l’occupation en multipliant articles et conférences sans oublier les meetings populaires un peu partout dans le pays et participa activement , ainsi à reformer les rangs du parti.

Dans ses écrits et ses discours, Belahouane prônait le rationalisme, les idées réformistes des grands penseurs de l’Islam et insistait surtout sur le fait que les Tunisiens forment une nation, d’ou’ son livre-phare « Nahnou oummah » (Nous sommes une nation).

A l’issue du congrès du Néo-Destour , en octobre 1948, il sera élu membre du bureau politique du parti.

En 1951, et pour lui éviter une nouvelle arrestation, le parti le chargea d’aller défendre la cause tunisienne auprès des pays arabes. Il fit un premier séjour au Caire puis un second, en 1952 à Bagdad.

Au cours de ses deux séjours, il se distingua par son éloquence et par la pertinence de ses idées et de ses positions. Au Caire, il put prendre part aux activités du Bureau du Maghreb arabe, et à Bagdad il rédigea son fameux livre « Tounés Eththé’ira » (Tunisie, la révoltée).

Au cours du conflit ayant éclaté, en 1955, entre Ben Youssef et Bourguiba, à propos de l’autonomie interne et qui dégénéra en une quasi-guerre civile, il se range du côté de ce dernier en renforçant sa position lors du congrès du parti, tenu à Sfax en 1955 . Assises qui avaient décidé, entre autre, l’exclusion du leader Salah Ben Youssef qui était à l’époque secrétaire général du parti.

Elu constituant, Ali Belahoune y sera chargé de la fonction de rapporteur général de la rédaction de la Constitution, Ai Belahouane y sera chargé de la fonction de rapporteur général de la rédaction de la Constitution(elle sera promulguée le 1 er juin 1959).

Il y défendra avec acharnement l’abolition de la monarchie et fit partie de la commission qui a été chargée d’annoncer sa déposition le 25 juillet 1957 au bey Lamine 1 er. Encore sur le plan international, Ali Belahouane fit partie en 1956 de la délégation tunisienne ayant pris part aux travaux de l’Assemblée générale de l’ONU, à New-york. En 1957, il présida la délégation ayant pris part au congrès afro-asiatique , tenu au Caire , et prit part aux travaux de la fameuse conférence de Tanger (Maroc) pour le Maghreb arabe, en avril 1958.

Bealhouane pensait qu’il sera chargé du portefeuille de l’Education mais le président Bourguiba en avait voulu autrement. Ce qui laissa une amertume au fond du « leader de la jeunesse ». Il serra chargé à partir du 5 mai des fonctions de maire de Tunis.

Le 10 mai 1958, au matin et lors d’une réunion avec Bourguiba, ce dernier a été un peu dur avec lui et lui imposa le changement du secrétaire général de la mairies. Bealhouane ne se laissa pas faire. En quittant les lieux, il était plein de dépit et vers 15 heures il sera foudroyé par une crise cardiaque. Il sera inhumé le lendemain au Jellaz.

Foued Allani

La presse Magasine

Mar 28

Les noix: savoureuses et bénéfiques

Les fruits secs à coque, tels que les noisettes, les  noix et les pistaches, constituent des aliments de grandes vertus nutritionnelles.

Les noix, en particulier, sont considérées par les scientifiques comme étant des aliments anti-cancérigènes. Il suffit, pour la gent féminine, d’en consommer régulièrement pour atténuer, sensiblement, le risque d’avoir un cancer de sein ou du colon. D’ailleurs, selon une étude réalisée par l’Université Marshall en Virginie-Occidentale, manger 60 grammes de noix apporterait à l’organisme ce dont il a besoin en oméga 3, en phytostérols et en antioxydants, de quoi prévenir le cancer du sein sinon ralentir le développement des tumeurs cancéreuses. Chez la femme tout comme cher l’homme, grignoter des noix serait un geste préventif contre le cancer de la vessie. Les noix seraient, en effet, responsables le l’augmentation du taux de sélénium; un oligo-élément entravant le développement du cancer de la vessie. Les recherches montrent un faible taux de sélénium chez les personnes souffrant de cette maladie.

Un antidiabétique naturel

S’agissant de l’impact de la consommation fréquente des noix sur l’insulino-sensibilité, l’on estime qu’elle réduirait de 30 % le risque d’avoir un diabéte de type 2. Une étude de bien démontré l’effet salutaire des gras mono-saturés présents dans les noix sur la maitrise de l’insuline-sensibilité.

D’un autre coté, ces fruits secs sont reconnus comme les meilleurs alliés pour une bonne santé cardiovasculaire, et ce, en raison de leur teneur en phytostérols et en vitamine E.

Consommer des noix trois fois par semaines diminuerai, semble-t-il, de 55% le risque de décès suite à un malaise ou à une maladie cardiovasculaire.

D’un autre coté, et comme la plupart des fruits secs à coque, les noix s’alignent parmi les meilleurs antioxydant; une vertu qui permet d’éviter tout risque de carence en antioxydants et de lutter, ainsi, avec efficacité contre le stress oxydatif.

Effet diététique et autre, pro-fer-tilisant

Bien qu’elles soient caloriques, les noix agissent favorablement sur l’équilibre diététique et seraient recommandées dans les régimes alimentaires amincissants. C’est que les fibres et les protéines présentes dans ces fruits influent sur l’appétit et aident à atteindre plus facilement le sentiment de satiété. Pour ce qui est des vertus des noix sur la santé reproductive, les scientifiques considères que cet aliment serait un pro-fertilisant. En effet, grâce à sa teneur en oméga 3, il contribue à la production des hormones, ce qui hisserait sensiblement les chances de la grossesse et favoriserait même le développement du fœtus . Les noix sont aussi recommandées pour maintenir la bonne santé du cerveau. Autant introduire ces bons fruits dans l’alimentation quotidienne des adultes comme des enfants et contribuer, ainsi, non sans gourmandise, à la préservation de son bien-être et de son capital sanitaire.

La Presse Magasine

Mar 28

Adieu Si Mohamed !

L’ancien ministre tunisien Mohamed Sayah n’est plus. Il a gagné toutes ses batailles et perdu celle qu’il menait contre la maladie. Avec sa disparition se tourne une page de sa vie. Homme d’état aux convictions fortes , il ne vivait que pour la Tunisie. Formé à l’école sadikienne , il avait complété son « éducation » aux côtés de Bourguiba, dont il était un fervent et fidèle disciple. Élevé dans l’amour de la patrie, il a eu une influence positive sur le sort du pays . Il s’est toujours acquitté de sa tâche avec hauteur de vue et abnégation. Ceux qui l’ont connu se rappelleront sûrement sa patience et son ouverture d’esprit. La Tunisie perd un homme politique d’envergure et l’une de ses grandes figures historiques. Repose en paix Si Mohamed. Que Dieu te bénisse, t’accorde son infinie miséricorde et Dieu te bénisse, t’accorde son infinie miséricorde et t’accueille dans son paradis éternel.

Magasine « Jeune Afrique

Mar 21

Mohamed Sayah n’est plus 

Un grand militant s’en va

Un grand militant s’en va

La présidence de la République salue le haut sens patriotique et le militantisme sincère du défunt
Mohamed Sayah, ancien ministre de Bourguiba et l’une des figures les plus marquantes de la politique tunisienne, est décédé hier à l’âge de 85 ans.
Le défunt est né le 31 décembre 1933 à Bouhjar, dans le gouvernorat de Monastir.
Il entame sa carrière politique au Parti socialiste destourien (PSD) en devenant secrétaire général de la Jeunesse destourienne, puis directeur adjoint de l’administration centrale du parti. Il fut directeur du PSD de 1964 à 1969 et de 1973 à 1980.
Mohamed Sayeh occupa plusieurs postes ministériels de 1969 à 1987. Il a été, ainsi, ministre de l’Information (1969-1970), des Travaux publics (1971-1973), de la Jeunesse et des Sports (1973), ministre délégué auprès du Premier ministre (1973-1980), ministre de l’Habitat (1980-1983), de l’Equipement (1984-1987) et de l’Education (1987).
Il fut aussi ambassadeur de Tunisie en Italie, puis ambassadeur auprès de l’Office des Nations unies à Genève.
En 2013, Mohamed Sayah crée la Fondation Bourguiba, association dédiée à la personne et à l’œuvre du premier président de la République tunisienne.
De son côté, la présidence de la République a fait part, hier, du décès de Mohamed Sayah, homme politique et ancien ministre de Bourguiba.
La présidence de la République a salué le haut sens patriotique et le militantisme sincère du défunt, rappelant son inlassable dévouement pour la Tunisie et pour la défense de son invulnérabilité.
«Avec la disparition de Mohamed Sayah, la Tunisie perd un de ses valeureux enfants», lit-on dans un communiqué de la présidence de la République.
La présidence rend hommage à un homme qui a contribué à l’édification d’un Etat moderne. Toute sa vie durant, il a été l’un des plus fidèles collaborateurs du leader Habib Bourguiba et son historiographe, lit-on de même source.

La Presse Tunisie

Fév 19

La Fondation Ali Chaieb SCI Honore les lauréats du concours de Télécommunication

Jan 14

Bouraoui Ben Ali décoré de la médaille de l’aéronautique par la France

C’est entouré de sa famille et de ses amis, que le doyen des commandants de bord tunisiens, Bouraoui Ben Ali, a été décoré ce vendredi 12 janvier 2018, de la médaille française de l’Aéronautique, récompensant les mérites dans le domaine de l’aéronautique militaire et civil, dans les bureaux de l’ambassadeur de France à Tunis, Olivier Poivre d’Arvor.

 

Devenu premier pilote tunisien en 1949, Bouraoui Ben Ali deviendra instructeur avant d’intégrer la compagnie aérienne nationale, et de devenir ainsi le premier commandant de bord de Tunisair.

A la fin de sa carrière, comme l’a souligné l’ambassadeur de France, Olivier Poivre d’Arvor, Bouraoui Ben Ali a cumulé 13723 heures et 11 minutes de vol, il est également auteur du livre « Les ailes de l’homme », qui relate les premiers exploits de l’homme à la conquête du ciel.

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M.B.Z

Déc 11

La Tunisie sur la liste noire européenne: une décision grave et à lever au plus vite

On a été abasourdi ce mardi 5 décembre 2017 lorsque les ministres des finances européens ont rendu publique leur liste noire des paradis fiscaux. En effet, ce qu’on soupçonnait depuis quelques semaines s’est bien produit ! La Tunisie est bien sur cette liste aux côtés de juridictions connues pour être au cœur des circuits mondiaux d’évasion fiscale et de blanchiment d’argent et qui font l’objet de mise en garde et de poursuites de la part de la communauté internationale. Depuis, les questions ne cessent de fuser. Comment a-t-on pu faillir pour en arriver jusque-là ? Notre influence et notre lobbying sont-ils réduits à peau de chagrin pour permettre ces prises de décision aux conséquences graves sur notre pays ? Et, comment nos amis qui n’ont cessé d’exprimer leur soutien à notre transition démocratique et politique ont-ils pu finir par commettre l’irréparable ?

C’est la surprise, l’étonnement voire même la colère qui dominent auprès des différents acteurs politiques et économiques. Même si nous savions depuis le début de l’année, que l’UE avait commencé à examiner, sur la base des critères de l’OCDE, l’ensemble des pays pour définir sa propre liste noire, nous étions persuadés que notre pays ne pouvait figurer sur cette liste. N’avions-nous pas fait de la lutte contre l’évasion fiscale et le blanchiment d’argent nos priorités depuis quelques années ? Et, même si nous avons encore du chemin à faire à ce niveau, n’avions-nous pas reçu toutes les assurances de l’appui de nos partenaires européens particulièrement dans ce processus de transition politique et cette difficile marche vers la démocratie ?
En définitive, une série de défaillances, d’erreurs d’appréciation et une faible capacité d’actions sont à l’origine de ce fiasco.
Mais, derrière cet évènement majeur, il me semble que nous n’avons pas pris la mesure d’un changement majeur et d’une nouvelle détermination de la communauté internationale dans la lutte contre l’évasion fiscale et contre les paradis fiscaux.

Un changement de contexte majeur !
Probablement la lutte déterminée des pays démocratiques et des grandes institutions internationales contre l’évasion fiscale et les paradis fiscaux constituent l’un des développements majeurs de ces dernières années. En effet, la grande crise financière internationale de 2008 et 2009 a renforcé cette détermination. Ainsi la lutte contre ces phénomènes est devenue l’un des faits marquants de ces dernières années avec leurs lots de procédures et de mesures à mettre en place pour faire face à ce fléau. Par ailleurs, les exigences citoyennes et les pressions exercées par les associations de la société civile ont renforcé cette lutte.
Ce mouvement prendra de l’ampleur avec la montée du terrorisme et la conviction profonde, étayée par certaines enquêtes et rapports d’organismes comme le GAFI, sur les frontières poreuses entre les paradis fiscaux, le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. La détermination n’a été alors que plus grande et plus renforcée pour faire de la lutte contre l’évasion fiscale et les paradis fiscaux des « ennemis publics » de la démocratie.
Cette lutte implacable contre ces phénomènes est d’autant plus importante que les dernières fuites et les révélations, notamment les Panama papers, et plus récemment les Paradisepapers, ont montré leur ampleur et ont renforcé la pression citoyenne sur les gouvernements.
C’est probablement ce changement radical de contexte global et cette lutte implacable contre l’évasion fiscale et les paradis fiscaux que nous ne mesurons pas à sa juste valeur et qui explique probablement le fait que nous traitons ces questions comme du « business as usual ».
Mais, ce changement de politique s’est accompagné d’un élargissement du périmètre de l’évasion et de la définition des paradis fiscaux. Ainsi, ne sont plus considérés comme tels les territoires à faible fiscalité ou à système fiscal non transparent mais le sont aussi les pays qui refusent de coopérer avec d’autres pays.
Ainsi, le changement politique majeur et l’extension du périmètre expliquent les malentendus et les incompréhensions dans la gestion de la question de l’évasion fiscale. Mais, ces décisions ont des conséquences graves.

Des conséquences graves !
Certes, les ministres des Finances n’ont pas annoncé de mesures à prendre vis-à-vis des dix sept pays mais nous pouvons mentionner quatre conséquences importantes. La première concerne bien évidemment la réputation de notre pays sur les marchés internationaux qui est toujours un élément décisif dans les négociations internationales particulièrement dans les moments de crise. L’inclusion dans cette liste va entacher notre réputation et pourra avoir des conséquences sur notre notation.
La seconde conséquence concerne une possible suspension des aides européennes au cas où nous ne parviendrons pas à nous extirper au plus vite de cette liste à un moment où nous en avons le plus grand besoin.
La troisième conséquence est relative aux investisseurs étrangers qui rechignent à investir dans des pays qui se trouvent sur des listes noires des paradis fiscaux. Enfin, la dernière conséquence concerne les flux financiers et leur possible disruption du fait que les banques internationales s’interdisent d’avoir des échanges avec des banques dans les pays se trouvant dans les paradis fiscaux du fait des exigences en matière de conformité.
Ces conséquences expliquent la gravité de cette décision et l’urgence d’agir pour s’extirper de cette liste.

 Une urgence : nous extirper au plus vite de cette liste !
Aujourd’hui l’objectif doit être de sortir le plus vite possible de cette liste et cet objectif doit animer l’ensemble des acteurs politiques, économiques, sociaux et même les associations de la société civile. Une stratégie de sortie doit comprendre les éléments suivants. Le premier est de réaliser la gravité de cette situation et la nécessité de mettre tous les moyens pour s’en sortir au plus vite. La seconde est de sortir de la « théorie du complot » et de la victimisation et de comprendre qu’un travail technique important nous attend auquel nous devons nous atteler pour échapper à cette crise. Il ne faut pas croire que la résolution de cette crise sera une mince affaire. Au contraire, un important travail est à effectuer qui demande de l’abnégation et du sérieux et de la coordination avec nos partenaires. Enfin, une stratégie de lobbying et de pression est nécessaire auprès de notre partenaire pour faciliter le renversement de cette décision.
Notre classement dans cette liste noire vient au plus mauvais moment car notre transition économique connait les plus grandes difficultés et nos négociations avec nos partenaires battent de l’aile. Mais, cette crise nous donne l’occasion de revoir nos méthodes et nos pratiques et d’opérer les changements nécessaires pour sortir de ce tunnel et avancer dans notre transition économique.

Réalités

Nov 23

Le port d’Enfidha sera doté d’activités logistiques multiples

Oct 19

Retour aux sources?

 

Durant toute la dernière décennie, le recours à la médecine traditionnelle a connu un regain d’attention et d’intérêt un peu partout dans le monde. Les statistiques publiées par l’organisation mondiale de la santé (OMS) confirme cette tendance. En chine, 40% environ de l’ensemble des soins de santé relèvent de la médecine traditionnelle.

Au chili et en colombie,71% et 40% de la population ont recours, respectivement, à la médecine traditionelle et , en Inde,65% des ruraux utilisent l’ayurvéda et les plantes médicinales au niveau des soins de santé primaires. Dans les pays développés, les médecines traditionnelle, complémentaire et parallèle connaissent un succèss croissant. Ainsi, le pourcentage de la population ayant eu recours à ces médecines au moins une fois est de 48% en Australie, 31% en Belgique, 70% au Canada, 49% en France et 42% aux Etats-Unis d’Amérique.

Généralement, l’appel à la médecine traditionnelle ou parallèle se fait pour prévenir, traiter et améliorer la qualité de la vie. »Naturel » et « sans danger » sont les expressions utilisées généralement par les gens pour justifier leur recours à ce type de médecine. Ces dernières années, beaucoup de personnes sont devenues sceptiques et critiques envers les progrès médicaux et les médicaments.

Certains d’entre eux ont opté pour d’autres formes thérapeutiques, comme la biomédecine et la médecine traditionnelle. Un autre facteur est à signaler: le coût excessif de la médecine conventionnelle.

Traitement à l’ancienne

Un jour, Mounira a décidé de laisser tomber tous les médicaments inscrits par son médecin. Pour soulager ses douleurs, elle a fait appel à une vieille recette de sa grand-mère. »je trempe des clous de girofle légèrement broyés dans l’huile d’olive pendant quelques heures. J’applique cette solution sur la tête. Ce masques naturel apaise les douleurs. Je prends, également, des tisanes de romarin, de gingembre. Vraiment, je me sens mieux », confie la dame.

En cas d’infection de grippe, les médicaments son mon dernier recours. Je commence par des tisanes de thym, menthe , romarin, en plus d’une grosse cuillère d’huile d’olive et de miel. De même, dans une grande casserole, je fais bouillir du thym. La vapeur absorbée diminue le toux. Ce traitement à l’ancienne permet, également, de dégager le nez bouché », explique Fatma.

Pour diminuer le taux de son cholestérol, et en plus du médicament inscrit par son médecin, M.Sadok, la soixantaine, prend régulièrement le vinaigre de cidre. »Le matin à jeun, je bois un grand verre d’eau qui contient une cuillère à café de vinaigre de cidre. Cette habitude m’a permis de baisser mon cholestérol », explique-t-il.

S.H